Rendez-moi mes amis!

Les amis, ça se marie, c’est occupé, ça déménage… Bref, la vie parfois nous éloigne. Pour autant, on ne se perd pas de vue. Avec les vrais amis, l’adage « loin des yeux loin du cœur », c’est même pas vrai! Enfin, la plupart du temps. Souvent même. C’est la majorité quoi. Bon sauf quand on vit à l’étranger…

Des amis de tous horizons

En tant qu’expatriée, j’ai la chance de faire des rencontres que je n’aurais probablement jamais eu l’occasion de faire en France. Débattre avec un Américain sur les candidats à la présidentielle américaine, blaguer en différentes langues, parler religion, comparer les cultures, consulter google map parce que je ne me rappelle plus où se situe le pays microscopique d’où vient mon interlocuteur, dégainer mon portable (encore une fois) pour rechercher l’image de ce fruit inconnu au bataillon, s’émerveiller devant l’inconnu… Plus besoin de rêver sur mon canapé devant la chaîne « voyage ». Chaque jour est une découverte en live.

Les copains d’abord

Inde-Philippines-France-JaponJ’avoue, je n’ai jamais été du genre « je ne peux pas survivre une semaine sans voir mes amis ». J’étais plutôt du genre sauvage. Absorbée par mon travail, c’est à peine si je voyais mes amis une fois par an. Je ne les oubliais pas pour autant, je pensais souvent à eux. Quand je les voyais, c’est comme si nous nous étions vus la veille. Avec le recul, je trouve que c’est carrément la honte.

Depuis que je vis au Japon, je suis devenue accro à mes amis. Famille de substitution, défouloir, conseillers, camarades de déconnade, ils ont rendu ma vie au Japon facile et agréable. A tel point qu’aujourd’hui, Tokyo c’est mon chez moi. On a nos petits rituels: on papote sur line, on se voit toutes les semaines, on se fait une méga soirée une fois par mois. On est même capable de parler plusieurs langues dans une même phrase et de tous se comprendre. Tout nouveau membre est « introduit » devant l’assemblée lors d’une soirée. Selon sa capacité à boire et à déconner, il intègre ou non le groupe.

T’en va pas

Kichijoji-japon-TokyoLes amis, ça se marie, c’est occupé, ça déménage… Ça rentre aussi au pays.  A chaque fois, c’est un peu de moi-même que mes amis emportent avec eux. Après quelques semaines au Japon, j’ai rencontré Sandra, une française qui m’a aidée à aller de l’avant, à me pousser à découvrir un maximum de choses. Elle est rentré quelques mois après en France. Ça a été un premier chamboulement pour moi. Puis ce fut le tour de Marion, une autre française qui elle partait vivre en Allemagne. A ce moment, j’ai compris que l’expatriation était aussi faite d’évanescence. Il faut apprécier les personnes et chaque moment passé avec elles avant que chacun ne reprenne sa route.

Bon, ceci-dit je fais un peu ma belle en devisant avec philosophie. Je suis loin d’avoir autant de recul. La vérité, c’est que mes amis et moi, on se voyait déjà pousser ensemble la poussette de nos gamins dans le parc d’Inokashira. Mes amis sont mariés à des japonais ou sont enfants de japonais. Nous étions donc tous supposés vivre pour un long moment à Tokyo.  Les annonces de départ s’enchaînent et mon cercle d’amis se réduit comme peau de chagrin. Chié qui est rentrée en Corée en mars, Jacopo qui part dans deux semaines, moi-même qui déménage à Okinawa sous peu…

The world is mine

Loin des yeux? Sois un voyageur! Par ici la tirelire cochon, je commence à faire des économies!

On s’est tous promis de faire visiter chacun son pays. Russie, Taïwan, Philippines, Inde, Corée… Le tour du monde commencera par Okinawa où j’espère bien recevoir mes amis dans le courant de l’été. Naha disposant d’un aéroport international, les portes de l’Asie me sont ouvertes!

A mes amis restés en France, je ne vous oublie pas. Je vous aime de tout mon cœur. Je vous rendrez visite aussi, c’est promis!

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