Pokémon go!

Les pokémon sont d’actualité. Pas seulement pour les gamers et les fans mais pour moi aussi.

Euh… Je fais quoi maintenant?

Le changement, c’est intimidant. On s’installe dans son train-train quotidien, quitte à vivre parfois comme un robot, mais c’est pas grave! On joue à domicile, on se sent bien. Alors bien sûr, parfois on rêve d’une vie meilleure. On regarde des photos d’endroits paradisiaques, les blogs de filles super et merveilleuses pour qui la vie ne semble être qu’une partie de plaisir. On y pense très fort et puis à bien y réfléchir, c’est pas fait pour nous.

Je suis du genre à sauter la case « j’y pense très fort »… Moi je fonce et puis c’est tout. Me voilà aujourd’hui face à mes ruades tête baissée (toute Taureau que je suis), me demandant ce que je vais faire devant le vaste chantier de portes que j’ai défoncées une à une.

Bah… on continue!

doute-expatriationQuand je suis paumée, j’adopte le statut quo. J’attends, je ne fais rien même si je sais pertinemment que la situation ne va pas changer comme par magie. La tête fourrée dans le sable, je joue l’autruche. C’est dans ces moments là que ma mère me « cueille ». Ce qui est terrible avec une mère, c’est qu’on a beau se concentrer très fort pour lui cacher ses états d’âme, à peine la première seconde au téléphone ou sur Skype, elle te dégaine: « oh toi, ça ne va pas! ».

Non maman, ça ne va pas fort. Je ne sais pas quoi faire de ma vie, je fais plein de choses mais est-ce que ça a seulement un sens? Et puis, si je n’y arrive pas… (et là je déballe tous les problèmes existentiels qui n’ont ni queue ni tête mais que je ne peux m’empêcher de ressasser parce que je n’ai rien d’autre à faire)! Si… sortir les poubelles!

« Ma fille, sois un bon pokémon » (oui, on y vient à ces fameuses bébêtes). La philosophique de ma mère résumée en une seule phrase. Couplé au conseil fétiche de ma grand-mère: « article 22, démerde-toi comme tu peux », je suis gonflée à bloc comme un Rocky devant ses marches.

Pour avancer dans la vie, il faut évoluer toujours et sans cesse. Oui avancer dans l’inconnu, c’est effrayant. C’est en empruntant ce chemin dont on ne connaît pas l’issue que l’on fait des découvertes, des rencontres, des détours pour au final se dire « ouah! J’ai parcouru tout ça! ».

Finalement, j’en redemanderais bien un p’tit peu…

Pataugeant dans mon verre désormais à moitié plein et non plus à moitié vide, je me mets à rêver d’une vie meilleure, de voyager plus loin… Ça y est, je sens que je vais foncer de nouveau tête baissée… Incurable que je suis!

 

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