Okinawa: j+4

Voilà 4 jours que je suis installée à Okinawa. Ces 3 dernières semaines, je n’ai pas eu tellement l’occasion de souffler et encore moins de poser les doigts sur mon clavier. Aujourd’hui, c’est un repos bien mérité!

Un déménagement finger in the nose

déménagement-expatriation-français-japonOutre la partie « je dois faire les cartons mon dieu que c’est ch***« , j’avoue que ce déménagement a été super fastoche. Expédier voitures et meubles par bateau, container, délais, paperasses, etc., je me disais que ça allait être la mer à boire. Tomoki a choisi de passer par une société de déménagement qui nous a coûté un, non deux bras a tout pris en charge. Une fois les cartons faits, tout a été expédié en 1 semaine par bateau. Le tout nous a été livré mercredi à domicile. J’ai ouvert la porte, en 1 heure tout était déchargé! Le service à la japonaise, comme à son habitude, était impeccable: respect des délais, meubles transportés avec une extrême précaution, rien de casser, employés super sympa et souriants malgré une chaleur étouffante. Perso, sous ce soleil de plomb, au bout de 2 cartons, j’aurais rendu l’âme.

Sous le sunlight des Tropiques

J’ai connu des mois de juin en dessous de 15 degrés à Nancy. Tout comme il y a aussi des mois de juin à plus de 30 degrés. Mais un climat comme celui de Naha, c’est de l’inédit pour moi! A peine sortie de l’avion, j’avais l’impression de débarquer dans un hammam tant il faisait chaud et humide. La nuit venue, j’ouvre en grand la baie vitrée histoire de respirer un peu. C’est une bourrasque qui emplit la pièce et qui la réchauffe encore plus en moins de 10 secondes! D’accord, j’ai compris. Moi qui te dénigrait au et fort toi, Dieu air conditionné, je m’en remets à ta toute puissante pour les temps à venir.

Mettre un pied dehors, c’est être immédiatement trempée. Soit parce que le soleil me grille comme un saucisse sur un barbecue (quoique qu’au vu de ma couleur de peau, je pencherais plutôt pour la crevette au barbecue), soit parce qu’il pleut des seaux. Et oui, j’ai découvert pour la première fois hier ce qu’était une tempête tropicale. Il faisait grand soleil et tout à coup il est tombé des trombes d’eau.Les rues se sont gorgées d’eau, la pluie et les flaques d’eau étaient chaudes… mieux qu’à la piscine!

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Les gens d’ici disent que l’été dure 6 mois. Après vient la saison des typhons! L’agence immobilière nous a d’ailleurs remis une notice des précautions à prendre dans ce cas. Il y en a aussi à Tokyo, mais apparemment ici, c’est pas de la rigolade!

Moralité, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, j’ai l’air d’une vielle serpillière mal essorée.

Fashion faux pas

 

fashion-japonExit le fond de teint, contouring ou autre maquillage élaboré, au bout de quelques minutes, je ressemble à un portrait de Picasso. Je me badigeonne de crème solaire à longueur de temps (cf. crevette grillée) et commence sérieusement à songer à la question de l’ombrelle. Au Japon, l’attirail estival se compose d’un chapeau ou d’une visière noire qui couvre le visage, de mitaines pour protéger les bras et d’une ombrelle. Autant je me refuse catégoriquement à porter les mitaines et la visière à la Dark Vador, autant je me dis que l’ombrelle, pourquoi pas? Quant à ma garde-robe, les 3/4 de mes vêtements sont inutilisables. Pulls, manteaux, fourrure, bonnets, écharpes, gants… Je verrai bien ce que sera l’hiver ici mais a priori tout ça me sera peu utile. Les cimes enneigées des Vosges me paraissent bien loin!

Je suis française!

Pour la première fois, j’ai vu des japonais s’écarter volontairement de moi, l’air répugné. Dans quelques restaurants ou magasins, les employés me regardaient de biais puis retrouvaient leur sourire après que Tomoki leur ait dit que j’étais française.  Il s’agissait de personnes âgées. A Tokyo, on m’avait dit que l’ancienne génération pouvait avoir du mépris parfois pour les étrangers. Effectivement, j’ai croisé des grands-pères bougons ou des grands-mères qui disaient à voix haute que je faisais peur pensant que je ne comprenais pas le japonais. Mais ça s’arrêtait là.

A Naha, j’ai eu pour la première fois l’impression de ne pas être la bienvenue. Bien-sûr, je ne suis ici que depuis 4 jours, loin de moi l’idée d’en faire une généralité. Les gens sont très chaleureux voire même amicaux. Sachant l’impact qu’a eu la Seconde Guerre Mondiale sur Okinawa et étant donné qu’une base américaine y est encore implantée, je me dis que les relations entre les insulaires et les américains ne doivent pas être des plus simples.

Tomoki utilise de plus en plus les quelques mots de français qu’il connait quand nous sommes à l’extérieur. Je suppose que c’est sa manière de prendre soin de moi et de faire comprendre aux personnes aux alentours que je ne suis pas américaine.

Un cadre de vie agréable

Rien à voir avec Tokyo, ici c’est la cool attitude. Les gens sont décontractés et prennent leur temps. Le temps: la notion du temps est différente, on est moins accroché à sa montre. Ce qui donne aux gens d’Okinawa la réputation d’être laxistes et en retard. Ce qui est inconcevable pour la plupart des Japonais. Pour ma part, je trouve à Naha un petit air de France qui me plaît bien.

Bien loin de la mégalopole, la végétation garde ses droits et donne parfois à Naha des allures de petite jungle. Palmiers, fleurs exotiques, soleil, je vis dans un paysage de carte postale. Prochaine étape: découvrir les plages et les lagunes.

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