Avoir un petit ami japonais #1: les effets indésirables

Samedi, c’est mon anniversaire. Puisque je viens d’avoir la confirmation que je serai bel et bien seule à le fêter ce jour-là, en guise de vengeance, je commencerai donc cette série d’articles par les points négatifs! Et toc!

Être en couple, c’est merveilleux. Ça vous donne une mine radieuse (même parfois l’air hébété), ça soigné les petits tracas du quotidien et ça vous donne des ailes. Sauf que parfois, ça gratouille, ça pique, bref ça irrite aussi!

Pour ma part, je déclenche parfois une intolérance… à son travail. Vous allez vite comprendre. Tomoki part à 9 heures du matin, rentre également le matin, sauf qu’il est 1 HEURE DU MATIN. SI ce n’est pas 2 heures… Et ce, 6 jours sur 7. Pas de weekend, ni de vacances, ni de jour férié chômé. Son unique jour de repos est le mardi. Bien que parfois il finisse un peu plus tôt, il est astreint au rituel du dîner avec son patron et/où le client. C’est ce qu’ils appellent « la sociabilité » (ou l’art de fuir la maison). Résultats des courses: je le vois 30 minutes par jour, complètement exténué, si ce n’est complètement démoralisé.

OK,  ok, il pourrait ne pas du tout rentrer, comme c’est le cas pour son collègue qui est obligé de dormir au bureau et qui n’a pas mis les pieds chez lui depuis un mois. Mais le comble de ma désespérance ne s’arrête pas là!

Ça y est! Il est enfin rentré! Je l’ai rien que pour moi! Youhouuuu! Le téléphone sonne… (« Sérieux? il est 2 heures du mat’! ») Ah! La fameuse sociabilité! Son patron, ses collègues l’appellent pour parler du petit-dèj du lendemain, de la journée qui vient de s’écouler, patati patata… (« euh…. Vous venez juste de passer 16 heures ensemble et il vous faut du rab? »).

Chouette! C’est mardi! Enfin de repos! 8 heures, les clients commencent à envoyer des messages. Les japonais utilisent plus volontiers Line que Facebook en guise de réseau social. Demande de rendez-vous, partage d’infos,  de photos… (« Grrr, il est 8 heures du mat’, qu’est ce qu’on en a à secouer du poisson que tu viens de pêcher. En plus il est moche. Et il est petit. Franchement…. »). Bien sûr, je n’en pipe pas mot, Tomoki est suffisamment miné comme ça. line, stamp,Midi, le téléphone sonne. Le patron est en pleine crise existentielle. Il ne trouve plus la mayonnaise… Midi passé, c’est le début de la débandade. Le patron appelle Tomoki qui appelle son collègue par la suite pour transmettre les consignes. Petite précision, le patron et ledit collègue sont au travail,  dans les mêmes locaux… (Non, ce n’est pas une blague). En tant que sempai,  comprenez plus ancien dans la boîte, Tomoki doit gérer le petit nouveau, congés ou pas. Tout ça pour une paie de misère, mais c’est un autre débat.  Il n’est pas rare qu’aux alentours de 17 heures, Tomoki, exaspéré par les appels, me dise: « je crois qu’il vaut mieux que j’aille au boulot ».

doodle, amwf,
Rencard ou pas, le travail d’abord

Et dire que ce n’est qu’un petit job… Ceci étant dit, il se donne tellement de mal pour nous construire une vie confortable que je l’aime d’autant plus et le soutient patiemment.

Les côtés positifs, ce sera l’objet de mon prochain post.

One thought on “Avoir un petit ami japonais #1: les effets indésirables

  1. Ahala les obligations du boulot, le travail avant la famille. Pas évident à accepter comme habitude, tu dois te sentir bien seule :/ Par chance m’ont mari n’a pas autant de nomikai que semble avoir le tien.

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